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.L explosion des fus�es n avait pu l enrayer.Cette vitesse, qui �l aller avait entra�n� le projectile en dehors de la ligne neutre,l entra�nait encore au retour.La physique voulait que, dans sonorbe elliptique, _il repass�t par tous les points par lesquels ilavait d�j� pass�_.C �tait une chute terrible, d une hauteur de soixante-dix-huitmille lieues, et qu aucun ressort ne pourrait amoindrir.D apr�sles lois de la balistique, le projectile devait frapper la Terre avecune vitesse �gale � celle qui l animait au sortir de la Columbiad,une vitesse de � seize mille m�tres dans la derni�re seconde � !Et, pour donner un chiffre de comparaison, on a calcul� qu unobjet lanc� du haut des tours de Notre-Dame, dont l altitude n estque de deux cents pieds, arrive au pav� avec une vitesse de cent- 205 - vingt lieues � l heure.Ici, le projectile devait frapper la Terre avecune vitesse de _cinquante-sept mille six cents lieues � l heure_.� Nous sommes perdus, dit froidement Nicholl. Eh bien, si nous mourons, r�pondit Barbicane avec unesorte d enthousiasme religieux, le r�sultat de notre voyage seramagnifiquement �largi ! C est son secret lui-m�me que Dieu nousdira ! Dans l autre vie, l �me n aura besoin, pour savoir, ni demachines ni d engins ! Elle s identifiera avec l �ternelle sagesse ! Au fait, r�pliqua Michel Ardan, l autre monde tout entierpeut bien nous consoler de cet astre infime qui s appelle la Lune !Barbicane croisa ses bras sur sa poitrine par un mouvementde sublime r�signation.� A la volont� du Ciel ! � dit-il- 206 - XXLes sondages de la _susquehanna_� Eh bien, lieutenant, et ce sondage ? Je crois, monsieur, que l op�ration touche � sa fin, r�ponditle lieutenant Bronsfield.Mais qui se serait attendu � trouver unetelle profondeur si pr�s de terre, � une centaine de lieuesseulement de la c�te am�ricaine ? En effet, Bronsfield, c est une forte d�pression, dit lecapitaine Blomsberry.Il existe en cet endroit une vall�e sous-marine creus�e par le courant de Humboldt qui prolonge les c�tesde l Am�rique jusqu au d�troit de Magellan. Ces grandes profondeurs, reprit le lieutenant, sont peufavorables � la pose des c�bles t�l�graphiques.Mieux vaut unplateau uni, tel que celui qui supporte le c�ble am�ricain entreValentia et Terre-Neuve. J en conviens, Bronsfield.Et, avec votre permission,lieutenant, o� en sommes-nous maintenant ? Monsieur, r�pondit Bronsfield, nous avons en ce moment,vingt et un mille cinq cents pieds de ligne dehors, et le boulet quientra�ne la sonde n a pas encore touch� le fond, car la sondeserait remont�e d elle-m�me. Un ing�nieux appareil que cet appareil Brook, dit lecapitaine Blomsberry.Il permet d obtenir des sondages d unegrande exactitude. Touche ! � cria en ce moment un des timoniers de l avantqui surveillait l op�ration.- 207 - Le capitaine et le lieutenant se rendirent sur le gaillard.� Quelle profondeur avons-nous ? demanda le capitaine. Vingt et un mille sept cent soixante-deux pieds, r�pondit lelieutenant en inscrivant ce nombre sur son carnet. Bien, Bronsfield, dit le capitaine, je vais porter ce r�sultatsur ma carte.Maintenant, faites haler la sonde � bord.C est untravail de plusieurs heures.Pendant cet instant, l ing�nieurallumera ses fourneaux, et nous serons pr�ts � partir d�s que vousaurez termin�.Il est dix heures du soir, et, avec votre permission,lieutenant, je vais aller me coucher.Faites donc, monsieur, faites donc ! � r�pondit obligeammentle lieutenant Bronsfield.Le capitaine de la _Susquehanna_, un brave homme s il enfut, le tr�s humble serviteur de ses officiers, regagna sa cabine,prit un grog au brandy qui valut d interminables t�moignages desatisfaction � son ma�tre d h�tel, se coucha non sans avoircompliment� son domestique sur sa mani�re de faire les lits, ets endormit d un paisible sommeil.Il �tait alors dix heures du soir.La onzi�me journ�e du moisde d�cembre allait s achever dans une nuit magnifique.La _Susquehanna_, corvette de cinq cents chevaux, de lamarine nationale des �tats-Unis, s occupait d op�rer dessondages dans le Pacifique, � cent lieues environ de la c�team�ricaine, par le travers de cette presqu �le allong�e qui sedessine sur la c�te du Nouveau-Mexique.- 208 - Le vent avait peu � peu molli.Pas une agitation ne troublaitles couches de l air.La flamme de la corvette, immobile, inerte,pendait sur le m�t de perroquet.Le capitaine Jonathan Blomsberry  cousin germain ducolonel Blomsberry, l un des plus ardents du Gun-Club, qui avait�pous� une Horschbidden, tante du capitaine et fille d unhonorable n�gociant du Kentucky  le capitaine Blomsberryn aurait pu souhaiter un temps meilleur pour mener � bonne finses d�licates op�rations de sondage.Sa corvette n avait m�merien ressenti de cette vaste temp�te qui, balayant les nuagesamoncel�s sur les montagnes Rocheuses, devait permettred observer la marche du fameux projectile.Tout allait � son gr�,et il n oubliait point d en remercier le ciel avec la ferveur d unpresbyt�rien.La s�rie de sondages ex�cut�s par la _Susquehanna_ avaitpour but de reconna�tre les fonds les plus favorables �l �tablissement d un c�ble sous-marin qui devait relier les �lesHawa� � la c�te am�ricaine.C �tait un vaste projet d� � l initiative d une compagniepuissante.Son directeur, l intelligent Cyrus Field, pr�tendaitm�me couvrir toutes les �les de l Oc�anie d un vaste r�seau�lectrique, entreprise immense et digne du g�nie am�ricain.C �tait � la corvette la _Susquehanna_ qu avaient �t� confi�esles premi�res op�rations de sondage.Pendant cette nuit du 11 au12 d�cembre, elle se trouvait exactement par 27� 7 de latitudenord, et 41� 37 de longitude � l ouest du m�ridien de Washington.[Exactement 119� 55 de longitude � l ouest du m�ridien de Paris.]La Lune, alors dans son dernier quartier, commen�ait � semontrer au-dessus de l horizon.Apr�s le d�part du capitane Blomsberry, le lieutenantBronsfield et quelques officiers s �taient r�unis sur la dunette.A- 209 - l apparition de la Lune, leurs pens�es se port�rent vers cet astreque les yeux de tout un h�misph�re contemplaient alors.Lesmeilleures lunettes marines n auraient pu d�couvrir le projectileerrant autour de son demi-globe, et cependant toutes sebraqu�rent vers son disque �tincelant que des millions de regardslorgnaient au m�me moment.� Ils sont partis depuis dix jours, dit alors le lieutenantBronsfield [ Pobierz całość w formacie PDF ]

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